MELTING POT DE MORCEAU CHOISIT DU MONDE DIPLO CHARLIE ET LE CANARD EN VERSION HP AIR PODS ECOUTEURS FILS HANDI BLIND ACCESS…​

Dans le jacuzzi des ondes
LA DIAGONALE DU FOU
PHILIPPE LANÇON
Quand ‘étais étudiant en droit, au début des années 1980, l’article 64 du Code pénal existait encore. Je le relis comme un souvenir: «l n’y a ni crime ni délit, lorsque le prévenu était en état de démence au temps de l’action, ou lorsqu’il a été contraint par une force à laquelle il n’a pu résister.»ll datait de 1810. Le principe était clair: pas de responsabilité pénale quand le criminel n’a pas de libre arbitre au moment où il commet son acte, autrement dit, quand il n’a ni conscience ni volontė autonome. Ce qui était raide pour les vic times, et qui en dit long sur la rigueur de ces temps, c’était la fornmu- lation. La folie annulait l’acte. Le droit est comme les gens de pro- vince selon Balzac. Il étudie la question sous tous les angles, il prend son temps. Cest le contraire des rèseaux sociaux; Ou ça l’était. Ila fallu cent quatre-vingt-deux ans pour qu’à cet article s’en subs-
titue un autre, l’article 122-1 du nouveau Code pénal: «N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant abolison discernement ou le contröle de ses actes.» L’acte n’est plus nié; mais
celui qui l’a commis ne peut être jugé.
Le 14 avril, la Cour de Cassation a confirmé l’irresponsabilité de Kobili Traoré, l’assassin musulman de sa voisine juive Sarah Halimi. Cet arret a provoqué pas mal d’indignation, dont celle de Charlie. L’ancien étudiant en droit que je suis ne partage pas cette indigna- tion. Il la partage d’autant moins qu’il a lu les 87 pages de l’avis de l’avocate générale: un véritable cours, précis, clair et subtil, d’histoire des rapports entre le droit pénal et la psychiatrie, destiné à expliquer et à résoudre, dans la mesure du possible, cet épouvan- table «cas pratique». Dans l’affaire Halimi, les sept experts psy- chiatres ont conclu, unanimement, que Kobili Traoré était atteint d’une «bouffée délirante aiguě» au moment où il a frappé et défe- nestré Sarah Halimi. Mais, si l’acte est horrible, la question de son lien avec l’état mental de Traoré est complexe. Deux problèmes
essentiels se posent.
l’origine cannabis, en avait fumé avant une de passer faute
D’une part, Traoré, grand fumeur de
exotoxique- de à l’acte. Il avait donc commis
ta
la demence Cette faute a, semble-t-il, provoqué son etat au moment du crime: C’est «l’origine exotoxique» de la démence. Le cannabis, en effet, déclenche la schi- zophrénie chez certaines personnes. La «faute antérieure» doit-elle empêcher de conclure à l’irresponsabilité pénale? Vieux débat. Ceux qui pensent que oui sont rares dans le monde du droit, et ils se di- visent en deux camps opposés: les uns, à l’ombre de Michel Foucault, pensent qu’on interne trop; les autres, sécuritaires, en résume de droite, pensent qu’on déresponsabilise trop. La jurisprudence, à une exception près, en 1976, a tranché: pour elle, «l’origine du trouble mental semble indifférente». Peu importe que l’assassin soit plus ou moins responsable de son état psychique au moment des faits. Ce qui importe, cest cet état. Six experts sur sept ont conclu en ce sens. D’autre part, il y a l’antisémitisme- reconnu sans ambiguite par avocate genérale- de Traoré. En entrant chez Sarah Halimi, celul-d vu une torah, un chandelier, puis, tout en la frappant, il sest mis nurter: Allah akbar, c’est le sheitan, je vais la tuer», «Jai tue le sheitan, «J’ai tué un démon». N’est-ce pas incompatible avec t irres ponsabilité? On voít bien où, politiquement, cette question peut
conduire: à affirmer qu’on exonère, voire qu’on justife, les tueurs islamistes. C’est ce qu’a fait Charlie. Mais, outre que linternement
en secteur psychiatrique fermé est tout sauf une villégiature, les
psychiatres admettent depuis longtemps qu’une «bouffée délirante aiguê» est non seulement «compatible avec un reste de conscience», mais aussi perméable aux discours ambiants. «Un crime peut être déli- rant et antisémite, dit l’un des sept experts. Les délires s’abreuvent de l’actualité et de l’ambiance sociétale. Les témoignages portés à ma connaissance ne confirment pas l’existence chez Kobili Traoré d’un antisémitisme habituel, qui se serait anteèrieurement manifeste de façon claire. Dans le bouleversement délirant, le simple préjugé ou la représentation banale partagée se sont transformés en conviction absolue. » Les fous baignent, plus encore que les autres, dans les Pires egouts sociaux; et, parfois, ils en font une mare de sang.
N’ecuss PAS LA DROGuE
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MEME PAS Si vous NOUS MERITEZ
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LES PLEINS PouvoiRS AUX GENERAUN EN RETRAITE: ON N’A PRS ENCORE ESSAYÉ
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2 EMARUE NHEDO N°1502 /5 MAI 2021
TURONS NOUS
avez-VOUS Vu, monsieur Haenel?
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ICONOPHOBIE
Il suffit qu’on commence à les déchiffrer à la lumière de cette enquëte passionnée que mène Bruno Nassim Aboudrar autour du tabou de la représentation de Dieu pour que leur complexité, obscur cie par l’hystérie criminelle des islamistes et par l’ignorance voulue
des médias internationaux, apparaisse à neuf.
Pourquoi tue-t-on plus aujourd’hui pour des images que pour des idées? Qu’est-ce que la tradition des «iconoclastes»? Qu’est- ce que les «vandales»? Que s’est-il passé lors du concile de Nicée (325 ap. J.-C.)? Comment le portrait-charge naît-il en Italie avec Léo- nard de Vinci et Michel-Ange? Pourquoi le Coran ne dit-il absolument rien des images? Et pourquoi celle de Mahomet est-elle occultée alors que les recueils de hadiths ou de shama l (témoignages écrits) décrivent, vers le x* siècle, jusqu’à sa sueur et ses cheveux blancs? Mille et une questions passionnantes Pourquoile que Bruno Nassim Aboudrar ravive afin
de comprendre ce qui s’agite derrière le
Coran ne dt-estatut iconologique des caricatures qui
des images
ont coûté tant de vies. Dessiner Maho- fait les dessinateurs
met, comme l’onti
danois du Jyllands-Posten ou Cabu, Luz et Coco, ne consiste pas seulementàrefuser la tyrannie religieuse qui nous impose ses ta- bous, c’est prendre position dans une histoire de la reprèsentation qui est travaillée par des enjeux esthético-ontologiques: car qui représente-t-on quand on dessine quelqu’un qui n’a pas de visage? Bruno Nassim Aboudrar interroge aussi, à l’inverse, notre êmo- tion à l’égard de la destruction des bouddhas de Bamiyan et du dynamitage de Palmyre. Qu’est-ce qui nous blesse dans ces actes? De quelle nature est l’offense que nous ressentons? Ne sommes- nous pas devenus nous aussi des idolâtres, vénérant la culture
comme d’autres vénèrent leur dieu?
Les polémiques autour des «caricatures» ne sont qu’un pré- texte politique car les criminels islamistes ne tuent pas seulement pour des dessins, mais il est intéressant de formuler la guerre en cours sur le plan des images. Ilya d’un côté les iconophiles, dont Charlie est l’une des manifestations laiques-tout montrer comme acte de liberté-, et de l’autre les iconophobes – tout voiler comme technique de domination. On sait que la phobie instrumentalise sa pulsion: ainsi ne sommes-nous pas dupes de la simulation indignée qui veut nous convaincre de sacrilège quand elle a seulement inté-
rêt à nous le faire croire.
BOLLORE PRÉSIDENT
ças’est passé le 28 avril 2021. Unejournée à 2,5% d’audience pour CNews. Cela veut dire que la chaîne d’«information» en continu du groupe Canal+-autrement dit de Bolloré- n’est plus qu’à 0,2% de BFMTV.Le terme cinformation » est à mettre entre guillemets, parce qu’en réalité cette chaine est constituée de commentaires, de commentaires de commentaires et… d’Ericzemmour. Cela prouve que la stratégie de Bolloré est payante : proposer au téléspectateur une chaîne d’opinion 100% à droite, avec 0%de tabou. Et comme un malheurn’arrivejamais seul, Bolloré est devenu l’heureux-nouveau-propriétaire du groupe Prisma Media: une série de titres, de Voicià Télé Loisirs. Ah oui, etpuis ilya aussi le magazine Copital-pas forcément inutile, pour un homme d’affaires. A l’origine, lemilliardaire avait laissé entendre qu’il chèterait Prisma Media ou Lagardère, mais pas les deux.
YANNICK HAENEL
Et si l’on arrêtait de penser obses- sionnellement aux « caricatures de Mahomet» d’un point de vue théologico-politique pour enfin les envisager comme des dessins, c’est-å-dire des productions artistiques? Bruno Nassim Aboudrar, dans son essai Les Dessins de la colère (éd. Flammarion), propose ainsi d’interroger la manière dont ces images -«les plus dangereuses de notre XXI° siècle» –
appartiennent à l’histoire de l’art.
DECOLONIAUX
LES NOUVEAUX MANUELS, «de transition», proposés pour les élèves hongkongais du secondaire ne font pas dans la légèreté. Qui, dans la partie consacrée à l’influence de ‘Occident dans la région, parlent d’einvasion culturelle ». Propos illustré par un dessin « politique» où l’on voit Mickey, Donald, Cendrillon et un bataillon de Dingo armésjusqu’aux dents, rangés derrière la bannière McDo, débarquantet mettant enjoue une population ayant hisséle drapeau blanc. Mais que fait donc Mulan?
P.Chesnet
FONTE
LE PRIX DU NEANT
ACCELEREE
DANS UNE NOUVELLE ÉTUDE une équipe internationale revendus sur le Dark Web. Ainsi, etdu Cnes) estime a près vend à 65 dollars, un compte la masse de glace perdue
LE SITE PRIVACYAFFAIRS.cOM dévoile la valeur, en légère baisse en 2021, des comptes atés et
parue dans la revue Nature,
(dont des chercheursdu CNRS
Centner entend d’ores et déjà les séparer des autres
un compte Facebookhacké se
chaque année par l’ensemble élèves. A 30000 dollars de des 220000 glaciers de la planète, désormais observés
Instagram s’échange contre
45 billets verts et un compte
Twitter ne vaut que 35 dollars compte Gmail). On peut aussi rLinkedin pour 12 dollars oit le même tarif que pour
par satellite. Cette fonte
(C’est 80 dollars pour un
généralisée s’accélère: entre 2000 et 2004, ils perdaient
S’acheter des amis virtuels Surle Dark Net: 1000 abonnés«seulement» 227 milliards de
tonnes paran. Cela correspond à20% de l’augmentation du niveau de la mer, le reste etant du, entre autres, à la dilatation SILES ANTHNFLAMMATOIRES nermique de l’eau et à la fonte et les pastilles contre la toux des glaces du Groenland et
et1000 sur Instagram pour seulement 5 dollars,
s’yoffrir 100 pouces levés. Bref, des vies virtuelles aux business très réels. E. Lalande de l’Antarctique.
E.L.
A BASLA PUB
Car aujourd’hui, Lagardère a modifié ses structures, sous l’amicalepression du Breton. Et Lagardère, c’est notamment Europe 1. Vous avez l’image? Vous aurez le son. L’ambition de Bolloré est désormais évidente: devenir un géant multimédia, et influer sur le public. Çan’est pas Fox News, c’est pire: un businessman quia fait fortune hors des médias
C’est oublier que Bolloré est un industriel du mensonge.
PEVEE toy TeiyTjJAUNE
A CAUSE DE AuoNoiE
MALADE
AUEC LA CAMPAGNE DE PUB YRopico pévële fEs VRAiESCouleups
PEvelg LEs Covlev2S DE TEs DEMKS POUP PHES.
PRINCIPE DE PRECAUTION
confinement, ce n’est pas le cas des préservatifs. Le patron de Reckitt Benckiser, group anglo-néerlandais spécialisé dans les produits d’entretien et pharmaceutiques au sens large, annonce en effet une «croissance à deux chifres » de ses ventes de boites de capotes Durex pour le premier trimestre 2021, et ce sur tous les continents. Signe selon luid’un retour à la normale. Et du bon respect des gestes
AMIAMI, EN FLORIDE, les 270 élèves et 75 employés de l’école privée Centner
Academy ont reçu une lettre menaçant d’expulsion toute personne décidant de se faire vacciner contre le Covid. Pour la cofondatrice de l’établissement primaire et collège, Leila Centner, «des dizaines de milliers de femmes dans le monde ont récemment signalé des problèmes de reproduction indésirables simplement parce qu’elles se trouvaient
P.C.
barrières..
UN LIKE:
UN GOSSE
DES CONCOURS SUR INTERNET,
ayant reçu l’une des injections ilyenapléthore. Le réseau de Covid [sic]. par exemple des règles irréguliėres, des saignements, des fausSses couches, des hémorragies postménopausiques ou des amenorrhées [arrët complet des règles]». Persuadée que les vaccilne de leur corps »
pas exception dans la marée quotidienne de lots a gagner. Mais alors qu’usuellement les entreprises ou influenceurs offrent des cadeaux somme toute assez classiques (chaussures, maquillage,
ansmettent téléphonericaines au
réseau se sont surpassees. A l’occasion de la Semaine de ensibilisation à l’infertilitė
frais de scolarité annuels, les parents d’élèves peuvent avoir des doutes sur la qualité de l’enseignement.
(NIAW), Katie Staufer et Ashley
Mieux se sont associées àune clinique de t’Arnzona pour…offrir une fécondation
E.L.
porlalaureasimple.
Pour
gagner, rien de plus simpl ilsufhisait de s’abonner aux deux influenceuses et
EFFET CONFINEMENT
clinique. Ona häte de voir le lot pour la Journée des droits
au compte Instagram de la
L. Redaud
n’ont pas rencontréleur succès hivernal, pour cause de
del’enfant!
pEvElg lA CoulevR De ON BOURPelEt gui DëpAsIE »
veut peser sur l’opinion. Avouez que si la présidentielle avait lieu l’an prochain, onaurait le droit d’avoir peur..
G. Erner
SActANT qu’UNE CANETHE DE TROPI Co BQUIVAUT A
SUCPES…
PEVElE DEU COulEUPs
DE FLEVR
-fElp

Vivrensemble
GERARD BIARD
On sent bien que c’est la polémique qui monte, ement mais sůrement. La stratégie vaccinale Ouvernement est-elle complètement à côté de aque? Après avoir démarré à reculons avec la alonnade aMauricette», puis soufflé le chaud, pid et le tiède concernant le vaccin Astraženeca, renfin avancer de la manière la plus erratique qui entre commandes insuffisantes, bidouillages oses, annonces contradictoires, vaccinations iatisees de ministres-premiers-de-la-classe et
tbien davantage
LE VARIANT FRANÇAIS
s de com ubuesques-un vaccinodrome géant ade de France, rien de moins, où finalement les onnels soignants sont obligés de courir après olontaires..-, la campagne de vaccination fran- s’est installée dans un très logique cet en même ps» macronien: ceux qui veulent se faire vacciner e peuvent pas, tandis que les doses inutilisées ndent que ceux qui peuvent se faire vacciner le llent bien. La semaine dernière, Olivier Véran en onne déplorait que «4,3 millions de Français qu vent de la vaccination [n’aient] pas encore été inés… Sachant combien le gouvernement est aisiste avec les chiffres, on peut supposer qu’ils
Rien d’étonnant, donc, qu’au milieu de ce vaude- sanitaire des maires décident d’ouvrir d’auto- la vaccination aux publics « non éligibles », d’autres réclament l’elargissement immediat autres tranches d’âge et que certains prônent ne une vaccination directe des enfants et des escents. Problèmes de riches, pourrait-on dire, u’il parait que, pour le moment, I’Afrique n’a pu avoir accès qu’à 2% des doses de vaccins, tandis Avantl’heure, que les pays industrialisés
ont commandé la moitié
Stpasi’heure
des doses produites dans le monde… Peut-être. Mais eà accaparer la production, autant l’utiliser cor ment. Questionner la pertinence du programme ccination tel qu’il a été engagé en France est time. Voire indispensable, si l’on veut espérer
un jour à bout de cette pandémie.
es autorités françaises, politiques comme sani- 5, ont choisi de vacciner en priorité les plus de ns, notamment les résidents des Ehpad, ainsi
es personnes pathologiquement les plus vulné-
s, susceptibles de développer des formes graves
ovid. La raison invoquée était d’ordre humani- :protéger les plus fragiles. Elle présentait un
avantage, plus pragmatique: soulager l’hôpital, la capacité de réaction face à cette épidémie est
blie par des décennies de politiques publiques
tement comptables, de gestion entrepreneuriale,
rmeture de lits et de réduction de personnels.
este que le but est, théoriquement, de ralen- is de stopper la circulation du virus. On peut se ander par conséquent si vacciner en priorité des onnes qui ne circulent pas- du moins en dehors touloirs de leur Ehpad-n’est pas un contresens, une ânerie. Vacciner d’abord les personnes qui Dignent et viennent les visíter, par exemple, aurat lus logique. Cela aurait à la fois réduit le risque pntamination pour les uaînés» qu’elles côtoient, aussi pour toutes les personnes, nombreuses,
les croisent dans leur vie quotidienne. Dans le même ordre d’idée, on peut rester per e devant le refus têtu du gouvernement d’ouvrir ccination aux enseignants, ainsi qu’à d’autres èssio particulierement exposees aux contacts le public. La justification de Castex – en gros:
c’est pas l’heure – est un peu courte,
eure,
Dut s’il admet dans la mëme phrase que les doses
tassent et répète à longueur d’interventions que n’est pas sortis de l’auberge. Quant à la vaccina- des adolescents et des jeunes adultes, quil, eux, jlent beaucoup, elle parait tomber sous le sens. S on sait que la cohérence n’est pas la première ctéristique du variant politique français. e
maux de laboratoire» (animaltesting.fr).
Suppliqueà ait un sens, il faut que davantage de méthodes TEurope alternatives soient dėve
loppées ET appliquées par les chercheurs. Sinon, cest l’histoire sans fin qu’on cautionne. Et qui donne bonne conscience aux labos. Alors, avec Antidote Europe (antidote-eu- rope.eu), «exigeons l’ouverture d’une commission
d’enquête parlementaire!».
La Nouvelle-Zélande va donc cesser toute exportation maritime de bétail d’ici à 2023 («Puces» ne1500). Cependant, devant les souffrances occa-
sionnees par ces longs transports, ce n’est pas suf- fisant, l’Union et européenne n’entend pas les sup- pliques réitérées des ONG de protection animale. C’est pourquoi, à l’initiative du Parti animaliste, et c’est une première mondiale, une quinzaine de partis politiques se sont alliés, dans un courrier
du 15 avril, pour demander à la Commission euro- péenne, entre autres, d’interdire les exportations vers les pays extérieurs à l’UE, de limíter le temps de transportà huit heures et de ne plus transporter d’animaux en gestation ou non sevrės. Cela «inter vient [â la suite des] récents événements, hélas récur rents, qui ont coüté la vie à des millions d’animaux à
Dord de cargos, dans des conditions terribles».
Bonne nouvelle ! L’EUvre d’assistance aux bëtes d’abattoirs a 60 ans. Le docteur vetèrinaire Jean-Pierre Kieffer, son président depuis 2001, vous raconte tout dans un livre de 165 pages, pre facê par Allain Bougrain Dubourg:60 annees de protection des animaux, de la naissance á l’abattoge. Prix: 15 euros+2 euros (frais d’envoi). Les béné- fices seront reversés à ‘OABA (oaba.fr/60ans-
ogo
LUCE LAPIN
JAPS RIckED
Souris, chiens, chats, chevaux, primates, pois- sons, NAC… Depuis plus de vingt ans, le Groupe-
ment de réflexion et d’action pour l’animal (graal- defenseanimale.org) dit agir afin de «faire connaitre la réhabilitation », et précise que son objectif est
l’arrêt de l’expérimentation animale.
L’association Graal propose à des refuges et à des zoos refuges (graal-defenseanimale.org/
content/refuges.partenaires.php) des animaux
qui ont subi d es expérimentations dans les labos. Du moins, ceux qui en ont réchappé et qui n’ont pas
eté trop « amochés », ni physiquement ni psycho- logiquement, ou qui ne seront pas réutilisés (ça se fait…A noter, important: ces sauvetages ne sont en rien représentatifs «du sort qui attend les ani-
Dernièrement : 30 beagles, 150 rats, 90 lapins, 50 coqs, 5 cochons, 5 chèvres, 15 vaches. Il n’est évidemment pas question d’en décourager l’adop- tion. Mais, pour que cela
URANIUM 235
protection-animaux) ».
luce-lapin-et-copains.com/2015/01/01/ abattoirs-1964-au-commencement-etait-la-loi (lucelapinetcopains@gmail.com).
1. Is sont dits eà la retraite» : soit 0,01% sur quinze ans (info sur animaltesting.fr/6541-2- millions-danimaux-dans-les-laboratoires-
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vrn 2. Ou chèque de 17 euros, 10 place Léon-Bl
75011 Paris.
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5 MAI 2021/N°1502 CHARIR MEnDO
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N°1502/5 MAI 2021
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Charlie Reporter
5 MAI 2021 /N°1502 CHARLIH HERDo 15
Vous êtes raimenE Fortiche
C’est un o PLarEr de Crava:ller avec deg Pfofessinnels Comme Vous
Onn’ajamais autant pensé à la mort. Généralement, on essaie d’éviter. Mais le Covid-19 a détruit toutes nos stratégies de résistance et le piètre attirail de notre épicurisme fragile. Et puis, penserà la mort, on ne sait pas faire. Nous sommes si peuàla connaître. Il faut unpro. Alors, jesuis allé trouver Alain l’embaumeur.
ROBERT MdIAM WILSON
e lieu de travail d’Alain Koninckx est loin du cli ché xıx° du repaire de l’embaumeur (pas de cave aux murs de pierre, pas d’escalier sinueux, pas
de majordome infirme à l’accent roumain). Situé
dans une zone industrielle à la sortie de Namur, derne. Débarrassé de son équipement, ce pourrait ment clair oule hangar d’un petit avion. Alain, 37 ans, est Iui
en Belgique, c’est un endroit clair, propre, mo-
tout aussi bien être un garage exceptionnelle-
aussil’opposé de ce qu’on pourrait attendre. Barbu, cordial et costaud, il a plus l’allure d’un sympathique joueur de rugby
que d’un croque-mort. Je fais ça depuis dix-sept ans. Ce n’est Çaprend beaucoup deplace dans la vieprivée. On vit très inten- C’est nécessairement un métier discret, pudique, mais ilfaudrait
pas unjob. Ça ne peut pas être un job. C’est limite une vocation. sément ce qu’on fait. C’est un métier méconnu, voire flippant. que le public connaisse mieux notre travail. Capourrait dissiper
les brumes de la peur qui nous entourent. »
Durant toute notre conversation, Alice, la charmante petite fille d’Alain, nous tourne autour, à bicyclette, s’inter rompant parfois pour me donner une énergique leçon d’anglais. Rien n’est plus vivant que cette enfant si à son aise dans cet atelier mortuaire où l’on traite les défunts, avec ses tables en métal rutilantes et ses rangées de bouteilles de conservateurs chimiques aux couleurs gaies. ((Elle ne pose pas trop de questions et, quand elle lefait,je réponds. Ele est habitue.
Les thanato Elle n’est pas du tout complexee. Be practeurs ont une trouve normal ce que fait son papa. vision sociale Aussi chiant peut-être que les métiers particulière. de tous les autres papas. » C’est vrai Vraiment très, qu’elle n’a l’air de s’intéresser qu’à ségalitaire» on velo, a mon terrible accent et La pandémie a été révélatrice pour moi, confie Alain. Pendant la première vague, on était Jace à l’inconnu et à la peur. Les mesures d’hygieène ont lour. dement pesé. Les cercueils devaient ëtre fermés. Le nombre des personnes admises aux cérémonies était drastiquement réduit. Surtout au début. Petit à petit, ça s’est amnélioré. Mais pendant quelques semaines, le deuil a efectivement été inter dit. On ne pouvait pas ètre présent quand les personnes ágées agonisaient, on ne pouvait pas assister aux obsèques. C’est une expérience qui afait beaucoup de mal aux vivants. Nous, on n’ajamais refusé d’embaumer les morts du Covid. Ā un moment donné, on était les seuls dans le pays à continuer de le Jaire. Sciensano [institut scientifique de santé publique belge] ne l’a jamais interdit – mais c’était déconseillé. Les médecins avaient tendance à cocher « embaumement interdit -cercueil
à mon carnet à couverture velours.
fermé » sur l’acte de décès. »
lfaut rappeler que nous, on est habitués àfaire des choses plus dangereuses que d’embaumer une personne décédée du
Covid. En particulier, les cas de sida oud’hépatite. On est for
mes pour travailler sur les défunts quiprésentent un danger DIOlOgique. Une grosse partie de notre métier est de rendre le corps sans risque pour la famille. Il fallait continuer. Nous
avons une forte communauté congolaise ici. Parfois, un défiunt doit ètre rapatrié, nous emıbaumons corps pour ce voyage. On ne peut pas arrèter de faire ce genre de choseS. Moi, j’ai embaumé une bonne cinquantaine de défunts dans ce cas.
Sur une étagère, un seau en plastique trans- parent attire mon attention. I est à moitié plein de dizaines de petits gadgets métalliques, de tout petits disques. Je demande à Alain ce que c’est. Des pacemakers. Il doit les retirer et les recy- cler-en cas de crémation, ils sont susceptibles
UN PEUDEBAUME Sur la mort
d’exploser. Instant solennel, mais pas particulierement mor- bide. C’est leur nombre qui m’impressionne. Il doit y en avoir 70 ou 80. Il me regarde droit dans les yeux et me désigne un récipient ferméjuste à côté sur l’étagère. « Celui-ci est plein», me dit-il. Dehors, le soleil brille insolemment j’entends et le rire joyeux d’Alice sur son vélo.
Alain suivi a une formation internationale. La Belgique bien sûr, mais aussi la Grande-Bretagne, à Liverpool, et même l’Amérique. Il est devenu un spécialiste recherché de la re- construction faciale. Il a choisi cette voie sous l’influence de son mentor, mondialement renommé, qui vit et exerce à Springfield (Missouri). Quand il parle de ce Gandalf de la thanatopraxie, ses yeux s’écarquillent et brillent comme ceux d’un gamin face à Lionel Messi. « Un talent fou, un artiste.
Vous fa:es des Best
merve’lles Jonmage
na uamais éte aussi beau.
C’est un gourou, mais il est aussi doué commeprof. Quand
j’ai vu ce qu’ilpouvaitfaire, j’ai voulu apprendre. »
Ses compétences sont souvent requises après des catas trophes ou des attentats. Mais aussi après le plus banal des accidents. Le travail de reconstruction dont Alain est le plus fier, sa chapelle Sixtine, ce n’était pas à la suited’un attentatni même d’un terrible accident de la route, mais pour quelqu’un qui était tombé d’une échelle. Il précise que la reconstructionn’est qu’un prolongement de la fonction habituelle. « On est des animateursdu deuil. La possibilité de voir le défiunt est très importante dans ce moment dificile pour les parents et les proches. Pouvoir voir, pouvoir dire au revoir, ça aide beaucoup à assimiler l’émotion. Si- non, l’épreuve risque d’ëtre intériorisée. On constate que les veillées peuvent être très réconfortantes. Pendant la deuxième vague du Covid,j ‘aipris conscience de l’importance de notre travail. C’était costaud, mais on avait tout le matériel hygiénique, on savait faire et on pouvait être plus souples sur les restrictions de personnes. Ca a aidé. Ça ne veut pas dire que c’était facile. Les mois d’octobre et novembre 2020 ont été notre période record. On a même dù embaumer beaucoup de connais-
sances, des gens de nos villages, »
Je lui demande s’il a déjà pratiqué sur quelqu’un de proche. rJaifait mon papa, répornd-il sans ciller. Les soins en eux-mêmes
7’ont pas été difficiles. Jai traitë le corps respectueusement, commed habitude. Ce quia été très dur; c’est de fermer le cercuell. Jetais assez.fier d’avoirpufaire ça pour mon père, maisj’avoue
que ça a étë un des moments les plus compliqués de ma vie. »
Comment enchaine-t-on après ça? C’est Alain qui sort notre conversation de l’ornière. «Les gens s’attendent á ce qu’on n’ait pas peur de la mort. C’est vrai qu’on est habitués aux défunts. Mais cen’est pas la mort, un defunt. La mort, cest ce qui est arrivé à la personne. On sait quoi faire, comment se comporter auprès d’un défunt, mais la mort, c’est autre chose. On peut connaitre les corps par cæur et ne rien connaifre de la mort. Bien sür quej’ai peur de la mort. Comme tout le
monde. » Il me sourit gentiment, se demandant peut-étre si
Jy comprends quelque chose. «Peut-ètre quej y pense un peu
plus qu’un chaufeur de taxi, j’en sais rien.
prend un appel. Mort par accident de voiture. Il y a
de la reconstruction. II parle respectueusement, maisn aura de compétence est encore plus apaisante, je tyve. Je suis impressionné de l’entendre poser des questsSur la famille, de sentir que c’était nécessaire. « On d arfois qu’on est là pour les défunts. Ou que notre travaest que pour les vivants. En vérité, on est là pour récilier les
camps: ceux qui
vivants avec leurs morts. »
Avec sa vocation, sa fille féerique sa compagne 8ynécologue (ceci n’est pas une Ague), Alain se sent appartenir à quelque cequi le dépasse. Dans les métiers particul s, les gens divisent
parfois le monde en
savent, ceux qui ne say pas. Les médecins, les charpentiers, les cha éurspoids lourds. Alain, lui, ne parle que d èxpérience commune, de l’être-ensemble, desociété. Peut-être parce que tout le monde, un /ou l’autre, passera entre ses mains ou entre cede ceux qu’ilaide désormais à se former. «Les thAtopracteurs ont une vision sociale assez particu fe. Et vraiment très, très égalitaire. Normaleme le défunt arrive en tenue d’höpital. Sans trop d’ine Sur son statut social : on ne sait pas si la person été avocat ou SDE. Donc, dans ce moment de cer ude commune, on arrive finalementà quelque che qui ressemble à l’idéal d’égalité qu ‘on cherdhe
net Come ga
é notre vie. A la fin, ony arrive. »e
Traduit de l’anglais par Myriaman

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