MELTING POT DE MORCEAU CHOISIT DU MONDE DIPLO CHARLIE ET LE CANARD EN VERSION HP AIR PODS ECOUTEURS FILS HANDI BLIND ACCESS…​

MA 2021 LE MONDE diplomatique
AWAWAN
De l’expulsion a l’extermination I999. Expulaon de diuaincs de mllienm de Tubis
ent ven /’Oganda
Massaes de Tutss par le pouvoie bt
Cop d Eur du gindral huta Jvénal 1labyarimana
Masace de Tutsis Frnce-Rwanda vec le souen de Tuts cxules bienE rms au sen du Froet
i8 juillet 1975. Accond d ‘asistance militaire
D086IER
I986 M Yowen Masevems’enpare du pouvor en Oaganda
putnoque rvandas (FPR) de M. Paal Kagame. octobre 1990.0femive militare da FPR a purtir de I’Ouganda
I993
Ce egovemement nuandas ct ie FPR.
Entre 1920 et 1962, la Belgique a administré le Rwanda, en s’appuyant notamment sur les missionnaires catholiques. Imprégnés de l’idéologie racialiste, ces colonisateurs ont imposé les nomenclatures «ethniques», terreau du génocide des Tutsis de 1994.
PAR CoLETTE BRAECKMAN*
D
Des décennies de
4aedt. Acoonds de pax&’Arnsha (Tanranie) S octobre. Création de la Mission des Natoes unies 1994
pour 1 assstance au Rwanda (Minar
Juavicr-mars Premicrs assassinats coiis par les milbces
presadent Habyarimana et son bomokogue burundais
ypoicn Naramin tvvent lan
a Assassina de dix Casques bleus belges
Aril-juillet: ginocide des Tucsis par des milices
ae ct puaam par les forces amées rwadaises (FAR)
sassistées
2 jain. Prevae pour deux mois et autorisée par le Conseil d scurite des Nations unies, l’opération e Turqucises, menée pae firançase, dot protéger les civils rwandais ct distribucr l’aide bumanitaire
Juilet. Le FrR prend le pouvor a Kgalt. 6decembre 1997.La connssaon d cnqucic parkementare belge
Cucerrt ls evencments du Rwanda constate 9c la com eationale, et certaines de ses coposuntex dons la Beigique. ont faili en avril 1994
1998. La mission d mfomation parlementaire sur le Rwanda
(Fance) reconnait des s ereus d’appréciation graves 000
14 avril. M Kagamé est élu président du Rwanda;
d sera roelu en 2003, 2010 et 2017
jullet. Le groupe mternational de personnalités mandaté ParTOrgansation de I’unite atnicaine (OUA) rend son ra qu’ on aurait pu stopper
pport, intitulè « Rwanda : le génocide
24 novembre 2006. Le Rwanda rompt ses relations diplomatiqucs
avcc la France pour protestier contre les poursuites
0ls Bnigulere contre
Sur’attentat du 6 aeil 30 cucie aoút 2008. Nommce par M. a
n Mucyo jusce
Dom de son préd a cor Jcan de Dheu Mucyo) accuse dans son rapport a Frabcc d avor contnbué à preparer le genocide ct d’y avor participe
Z6 mars 2021. Le rappurt de la commission d historiens
P chl Duciert reconnait des e rnesypotsabilites Qccabianles w de la France, mais soulighe T abschce
piicile dans le génocide
avril 2021, Commandé par Kigali cn 201 / au cabinct d’avocats
Tnce dians le génocid
fGmm
as nc for sa participation aux tueries de 1994.
es soldats,
est le socle à nair T evénement vont se construire, se déployer, se rec
le
s sSur
Confusion médiatique
Si les ambiguitės de l’opération Turquoise » son
JcDonceeS des I orngine par des organisalions humanitaires
quclqucs Journalislcs, la majeure partie des rédactions ent leurs producthos dans un rècit
dats Trançais dans le Die i
Suveurs d’im
de
aire /ajourd ‘hui Républiaue din
vers le
0J. Des utus wandats/. puis luttent contre 1’epidemie de choléra touchant lcs canps de refugies. Le genocide des Tulsis est largement ‘arriere-plan, ctTevcheme be tesume le plus ar la FraDce dats un
Gs, les principales victimes de ce récit sont q fuicit les combals etl avancee du FPR /Pront patrio
ontexte de catactessnlh lom
tique
ant aboutit ainsi 1) à instiller le doute Ct aT ongine des VIcTimeS; 2) a rendre con
hature
vcrsc es respoisabilites des massacrCs (les génocidaire Julus deVIenncnt des victimes quiand le FPR, qui met fin au ‘ c le role de la
François Robinet, «Le role de la France au Rwanda: guerre de mémo velle Le lemps des medias, n 26, Paris, printemps 2016.
sORMAIS, la responsabilitè de la Belgique dans le génocide rwan- dais est cclipsoe par les feux des projccteus qui se sont enfin allumés en France. Pourtant, ce n est pas sur une poignée d’années que s’étend la responsabilite de l’ancienne puissance coloniale, mais sur des décen- nies : elle a commencé quand la Belgique, au lendemain de la première guere mondiale, s’est vu confier par la Société des nations (SDN) la tutelle de deux anciennes colonies allemandes, le Rwanda et le Burundi.
Dirigeant de loin deux petits pays dont ils ignoraient tout, les Belges décidèrent de pratiquer l’administration indirecte et de se reposer sur les stnuctures locales, en l’occurrence un pouvoir fèodal de droit divin dominé
nar le meami (souverain). Peu desireux de se mettre en frais nour a L des ils
ctres
pius paures quc
cs
go duroLcopod , l1s
icnc la tols un eiemetnt de la domination coloniale et un
Tacteur de «developpement».
Impregnes de la science de l’epoque, I’anthropométrie, maniaques du Classetment et de la differenciation des e races , les Belges adopterent avec conviction I lacologie dlte « hamitique ». lis considererent que les lutsis, au Vu de leur morphologie, etaient d’orngine hamitique, ou nilo- tique; qu ils appartenaient a un peuple d’eleveurs qui, venu en Afrique centrale en quete de paturages pour ses troupeaux, s’était imposé aux agriculteurs «bantous » (hutus) anst qu’aux peuples twas (Pygmėes), premiers occupants du Rwanda (1).
LES TUTSIS TRANSFORMES EN RELAIS DU POUvOIR COLONIAL
Dans ce pays ou, comme au Burundi v01Sin, la legitimite de la monar
c rcposlit sur une base plus religieuse qu’ethniaue coloni missionnaires saperent I’autoritė du mwami Musinga, d destitue en 1931 au motif qu’il refusait de se convertir au catholicisn Le culte local d’Imana, dieu unique et élément de cohérence, fut alors remplace par la religion catholique, et l’« aristocratie», c’est-d-dire les Tutsis, fit l’objet de toutes les attentions des missionnaires
Dans les années 1930, les conversions furent massives, les baptêmes au jet d’eau courants et, en 1950, le Rwanda, modėle d’évangélisation, fut consacre au Christ-Roi. Les notables tutsis, quis etaient persuadés de la superorile qui leur avait été attribuée, devinrent les relais du pouvoir colonial, Chargés de distribuer les travaux obligatoires et les sanctions, ils suscitèrent l’animosité croissante des Hutus, dont les Belges avaient destitué tous les chefs. Au fil du temps, les Hutus se virent infliger des
Journaliste, Le Soir Bruxelles
letts
Sugar Pure Sweetness
COLLIN SEKAJUGO.-«Sugar Daddy » (Papa gåteau), 2019
corvées de plus en plus lourdes, qui provoquèrent plusieurs famines, andis que seuls les entants tutsis avaient acces al’enseignement, entre autres dans le groupe scolaire d’ Astrida (aujourd ‘hui Butare, dans le sud- est du pays), ou etaient fomes les auxiliaires de la colonisation.
Les Belges détruisirent encore un autre élément de cohėsion sociale : un système traditionnel qui reposait sur trois chefs, I’un pour les terres, I’autre pour le betail et le troiISieme pour l’amée. De 1930 à la fin des années 1950, colonisateurs et missionnairess employerent ainsi a detaire la «tresse de la nation nwandaise, allant jusqu a doter leurs administrés de cartes d’identité
(Suite de la page 13)
En outre, dans l’analyse des archives entrant dans son pèrimétre, le
Pport semble lacum
y partie françalse dcs entretlens q
C
valn le comple rendu par la
e général Jean-Piermo LU 13 mat 1994 entre ucutenant-colonel Enhrem Rwabalinda ul eal ,C
e Talns.
Second figure parmi les adioints du chef d’état-major des
dlionS ultérieso dlas constitue une urgence. ll conditionne , ajoute- autres P
nent, le rapport. qui se tocalle uavant-génocide.
gchocide. Il passe entidre Dicn attestée, d’
ce. 1
dizaine de soldats de T’Hexag
ale entre avril et juin, apres ie dcpart officiel des . Quel role ont-ils JoueePpot h exploite
général Christi nement intérimaire rwandaisGIR)et aux FAR la question des i Sulisamment bien étahli
nçais (qualitie de a stralegie ndirecte » Dar lot) apporte pendant les hsscres au
Oo eleurer
livra
e munito our fairei o
Dourlant
e plainte en co
pcfle nce la prcscnC pourtant
militai
ers
oise» (22 juin – 22 aoüt 1994), lancée par
Parts avec l’aval du
ases (FAR), qui participent alors au génocide. «Les militaires rugdls, cxplique l’officier des FAR dans son propre recit de ces rencon- ues, ont les mains ef les pieds lies pour fate whe mlerenlion quelconque Jovelur ad cause de l’opinion des leas qlie selul le PPR semble ien n est Jait pour retourner e a pays à l’extérieur
Cres. Dans les premiers jours qui suivent son déclen ux mille Tutsis rèfugies dans les collines de Bisesern nda, Sont abandonnés à leurs tueurs alors que las
aux ma
cht, environ Ouest du res français ciminants
on -il, ele combard
laires et polifiques du Kwandd seront tenus pon
le ra
mité et infommes de leur présence. De ces
n propose un recil Incomprehensible pOue L
commis au Kwanda. » Parc
En France, des arci
pas non plus les six fiches DGSE qui concetnent les deux petites équipes de mercenaires commandees par BanTil et par Kobert (e Bob») Denard L premier a pourtant s 6 mai 1994, un contrat d’ass memoire, c’est par le terme e calards » que les extremistes hutus dési-
remier ministre du GIR, le etonce intitulé « Insecticide ». Poul
cnt leurs victimes tutsies. Und
one d’ombre importante concerne I operation militaire
Turq Conseil de sécuritė de I l’ONU, officiellcment pour mettre fin a
finalen ent sauvés le 30 juin à l’initiative de militaires français agissati
angetment de mentionner qu’environ huit cents de ces réfugiés furent
sans ordres (a défaillan/cle du renseig tees «souci
ome à repreture ue partie des justifications de I’armée
cufdciles militaires encore limi- t des orurs reçus du pouvoir politique e), que
Une plainte pour complichle genocide, déposée par des rescapés de Bisesero, vise a comprendt quo1 aucun ordre de protection et de
Sluvetage n a eté donné et à qui la
de Drodee
documents classifiés qu
te en incombe refusés aux i
a-t-clle ransmis & uillet dans
ccessible à la commis
es a-1-elle trouvés ? Toqui en a été in
Le rapport mentionne sest-il qu’elle s
Zne contròlee pare Turquoise
FAR se renlient m
cnt ctre désar , dite renlie dction, il omet de rappeler que les FAR Ouligne les lim
(ZHS, o.
de cet
zone hu
irmée
tnaent à combattre

plus radicaux de ce règime. Elle a adopté un schema
LE MONDE u
115STER
ponsabilité belge
Ebranlé, le régime rwandais se tourne alos vers la France, qui envoie « quelques bidasses , selon la fomule de M. Jean-Christophe Mitter- rand, alors conseiller aux aflaires aficaines de son pere à l’Elysée (4). Aux cotés de l’armée zairoise, les Franças reussissent a repousser pour un temps f’offensive du FPR
portant la mention de leur «ethnie . Le système fonctionna usqu aa basculement lorsque les elites tutsies Se monterc sensibles à larevendication d’independance qu gagnait1 Alngc ands que lOnganisation des Nations unics (ONU) se faisait pius pressanle quant a la necessité de mettre finá la tutelle, les Belges -parmi lesquels des démocrates-chrétiens progressistes-s av
De 1990 à 1994, la Belgique veut croire a toute force aux chances du dialogue. Elle appuie autant que possibie fes negoCtations d’Arusha et le principe d ‘un partage du pouvoir cnire les parties. Face à un régime qui se durcit, elle encourage les partis hutus d opposition. Meme si les violations des droits humains, les assasshats polltiques et les massacres cthniques sont dénoncés sans complaisance, tout semble indiquer que amais les autontès belges ne crurent reellement que ceuX qui avaient
cnt soudan du tait que les Hutus, juges a la fots plus nonioreu
et plus dociles, étaicent victimes de discriminations et tenus a
«Opération de camouflage»
u pUvorLevicaire apostolique André Perraudin, origi- encourngea son jeune secrétaire Girégoire Kayt- na a publier en 1957 le wmanifeste des Babutu, puis à fonder e MouveDent soctal muhutu, devenu plis tard le Parti du moUve ment pour I emancipation hutue (Pamehutu), qui prona avec succes I dee d ‘une confrontation «raciale» face á l’eenvahisscur nusia. Le chanoine belge Eugène Emotte poussa le Parmehutu ase structuner en cellules, sur le modèle de la Légion de Marie 2 tandis que les Tutsis ralliaient IUnion nationale rwandaise
«La crise rwandaise ‘achève s en désastre pour le Rwanda, en défaite pour la France. La France est-elle pour autant complice du genocide des Tutsis? Sil’on entend par la une volonte de s’associer à l’entreprise génocidaire, rien dans les archives consultees ne vient e demontrer. La France s est neanmoins longucment investie aux cotès d’un regme qui ecourageait des massacres racistes. Elle est demeuree aveugle face à la préparation d ‘un genocide par les elements
ete si longtemps leurs protègès, sinon leus dniis, seralent capabies d’ex de
passer à l’acte. Qu’ils mettraient rèellement en euvre les menaces ermination des Tutsis si souvent et ouvertement fommulees, en particulier sur la radio des Mille Collines (S), et qu’ils iaient au-delà des assassinats cibles et des massacres localisés
(UNARK qui revendiquait une indépendance rapde et une mo chie constitutionnelle.
Si la juste mesure de la menace avait éte prise à Bruxelles, notamment par le ministre de la défense social-chrétien Leo Delcnoix, les 550 casques bleus belges envoyes à Kigali à T’automne 1995, et destinės à devenir la colonne vertebrale de la Mission des Nations unies pour I’assistance au Rwanda (Minuar), auraient sans doute ete dotes d ‘un cquipement plus perlomant. lis auraient reçu de meilleures cartes de igali; ils n auraient pas été dispersés dans quatorze cantonnements indefendables, et on ne leur aurait pas promis des evacances » au «pays des mille collines ». C’est au début de l’année 1994, alors que les incidents graves se multiplient, que la Belgique, prenant enfin la mesure de l’hostilitė rencontrèe par ses troupes, demande à l’ONU – en vain -de modifier dans un sens plus offensif le mandat de «maintien de la paix » qui subordonne ses soldats à l ‘autorite militaine rwandaise
hinaire onnosant d’une part l’ami hutu incarne par te president Habyarimana, et de I autre l’ennemi qualifie
DES CASQUES BLEUS
nour désigne
FPR. Au moment
À QUI ON AVAIT PROMIS
d ougan aié à rompre avec le gouec du genoCide, t et a Continué à placer la interimaire qui le realisalt et menace du FPR au sommet de ses préoccupations. »
e couyermemen
DES VACANCES»
Les troubles commencèrent en 1959, sous la forme d’une revolte paysanne. C ette jacquerie ne fut pas dirigée contre le colonisateur belge, mais bien contre les notables et fondés de pouvoir tutsis; une «révolution» dite sociale, qui fut soutenue par le résident militaire belee, le colonel Guillaume Logiest. Cet homme à poigne, qui avait vécu en Afriaue du Sud et qui était doté des pleins pouvoirs, était ouvertement sympathisant du Parmehutu et de Kayibanda, qui devint le premier president du pays.
kLa France, le Rwanda et le génocide des Tutsis (1990-19994) », rapPport de la commission de recherche Sur les archives françaises relatives au Rwanda et au genocide des Tutsis (rapport LDuclert), Paris, 26 mars 2021.
«Au cours des vingt-cinq dernières années, I’Etat français a mené une opération de camoullage afin d’enterrer son passe au Rwanda. Apres que des medias français et une commission rwandaise ont publié des rapports critiques à propos du role de I’ Etat trançais dans les atlaires rwandaises, en particulier le genocide T’Etat français a répondu par des enquëtes biaisees, dont l’une s appuyait sur les temoignages de génocidaires. Alors que les tribunaux nationaux du Rwanda et les cours internationales cherchaient à faire comparaitre les génocidaires en justice. TEtat français a permis à de nombreuses aflaires de rester en suspens pendant des decennies. Depuis le genocide, l’Etat trançais a offert un refuge a de nombreuses personnes soupçonnées d’ètre mpliquces dans des erimes de génocide dont l’ancienne première dame Agathe Kanziga Habyarimana. »
Mille Clli uavnil 1994, la nalne explniee pulr la adlo des e collnes, ies henaces peslcnt kuul.
Le massacre de diX CaSuucs
ac mmenaces qui pesaient
Lindépendance proclamée en 1962 fut présentée comme la victoire du menu peuple. Les huttes des Tutsis fure brülées et 300 000 d’entre eux prirent le chemin de l’exil, notamment vers I’Ouganda, devenant ainsi les plus anciens réfugiés d’Afique. Jusqu’en 1990, les Belges se tinrent aux cotés de leurs amis rwandais, partageant implicitement l’idée selon laquelle la majorité ethnique coinciderait avec la majo-
erent d atutant plus opinion oelge que Ce dechalnement de otence
dsi ic tor tep0ussint d u sysice oeige tOnde sur t cquulore
com
uc c av
, Ie ministre des altaires etrangeres wily Caes uos DOutros-Unall que cus ct tnCtct ies autres pays a taire
igni Rvell ll le mdm
rité nolitique Le nrésident Juvénal Habyarimana, présenté eomme m modéré nar rapport à son prédécesseur Kayibane
de i
Onure
Poteste
Rwanda a
Cette dcCisfon qul abnidomilallt 1e tcwdlidal dus DolTcauk.
cachait nas sa haine des Tutsis, était régulièremen ions de niire onzanisées au palais. Durant trois décen- aaison avec l’incontroiau .Désiré Mobutu
accueilli en Belgique et invité par le roi Baudouin à partager
ll fallut attendre avril 2000 pour que le premier ministre Guy Verhof- cOnisslon pariethentaire
oiéc le Rwanda, enevs des mille coopérants », fut lun des principaux bénéficiaires de l’aide belge au développement,
Rwa
«Au nom de mo Davs, au nOm de mon peupiC.Je ased
COLETTE BRAEC
KMAN.
ournait régulièrement à son avan
fin
Un génocide en lien avee prėvisible: le le role de l’Etat les trançais
tement structurel (3 gie par les politiques d’ajus- colere groDdait au seind une population appauvrie et minee par le sida.
(1) Lire Gérard Prunier, « Le mythe des Hutus ct des Tutsis , Le Monde diplomatique,
Kwanda , rapport du cabinet Levy Firestone Muse. Kigali. 19 avril 2021.
uct Sal thonnaie ct si la
(2) Association fondèe en Irlande en 1921 et rassemblant des tideles catholiques qui se mietlent au service de 1’Eglise. 3)CE Makhtar Diouf,L Endetenent puis &’ajustement L Ague des insriutios retto SL lariatanl, coll aForun du lics-monde , Paris, 2002 (4) Rapportė par Gèrard Prunier, Kkwanda 1959-1996 lfistoire d lun gemocide, Dagomo
lous ceux qut /au sein des autorites françaises
ougandaise, la Belgique refuse de soutCnir son tidele allié face au Front
Cependant, lorsque, en octobre 1990, la guerre éclate à la frontie
pronaient une intervention de T’armee française etaient
en lait favorables au gouvernement hutu (). J elais
p
ucwandals (FR), compose de relugies tuts1s ayant Talt icu
extrèmement hostile à cette solution, car cela aurait pris les allures d’une expédition coloniale (…).Ça aurait fait
(5) Lire François Misser, Rwanda : médias et génocide n, Le Mande diplomatique
u setn deT Amce de resistance nationale (NRA), qui avaltpune
:C sev eni a la tete de I’Ouganda en 1986. Des muno
de nous des acolytes de ce debut de genocide. »
payCes he sont pas livrées; le soutien militaire belge tant attchau
uc Jusgu au curur du pouvoir s,Le Monde diplo
D
W
Edouard Balladur, premier ministre en 1994, France24 et RFI, 14 avril 2021.
remplace par une tournée diplomatique dans les pays de la regIon.
« Présents au Rwanda pour accompagner l’application des accords d’ Arusha, les 2 300 hommes de la Minuar, la Mission des Nations unies pour T’assistance au Rwanda,
n pas pu opposer s au genoOCIde. Pis, ils ont abandonné le Rwanda quand le Consell de securité des Nations unies a décidė, le 21 avril 1994, à la suite du retrait de la Belgique, dont plusieurs soldats avaient èté massacres, de rèduire drastiquement, a 270 hommes, leur nombre sur le terrain. La France, par solidarite avec
Ives bien gardėes
rtr de cette zone, ce qu’attestent pourtant à la fois les cartes de la
de complicite un soutien actil, apporte en toule connaissance de cause t auant eu un effet sur le déroule
hos amis belges, s est associee a cette mesure u aujourd hui la verite impose de qualitier d’acte de lachete internationale. f…) La verite oblige a diie de la meme manière que nous n avons pas mesure que nous abandonnions, en quittant Kigali avec le derier avion lrançais, le 14 avrnl, des centaines de milliers de Tuisis prOnis a la mort, des morts atroces, insoutenables.
les points de situation de l ‘etat-major des anhees.
d dies clcments
umu ulés et établis Ja inctinn ‘estimant pas habilitèe à lormuler un tciju5
ale longuement les discussions au sein de I’exécutif fran- e» peut
m arrêter d
onseil de sécurité de 1’ONU pour Su
Chictclt poltlq
auson gma lle les. hant for
amont
OUv
er les membres du GIR refugies dans la LHs, stoornationale.
P d au chulon genoclallnc cl es uecTucuts frangals, sCXOncre de toute Complicite. Or rappelons qu Cn 1998 1 ancien alre Naurnce Papon a ele cotdallnc poulr COmplicite de c contet humanite sans avoir adhere a Tdcologie hazie ni mcme
rvei
attendant de les remettre a la Justice nct mie, du cabinet du iimise tos les canaux
Dand I , ec
g A
Sa Son represenlant slur place
Alain Juppé, ministrc des ala
a vous exposat pas souhait qu’elles
vOlr cu la pleine connaissance du crime commis.
tmnent vos contacts africaiIS, En e
031 fonde avl2021.
transmetire à ces duloe f
Fos Souligerez que la commuiaile inlernationale
ZH
Nations unies delu ulen tres prochhainement déter.
Le rapport presente Mitterrand et ses conscillers comme des exceptions, cur polittque au Rwanda comme un dysonctionnement appartenant au asse. L’objectif est-il de réconcilier la Frunce et le Rwanda, fut-ce aux Jcpens de la connaissance historique et de la Justice ? Elrange objet poll- hco-universitaire, le rapport a été rédige dans les locaux du ministére armees. Il a été présenté aux journalistes par M. Franck Paris, conseiller Afrique de M. Macron, et par le genéral Valèry Putz, membre ctat-fmajor particulier, dont les predecesseurs de 1994 sont mis
Partic wlier a co
iutte dtoile a legard de ces soi-disant auto
Les ofliciers de [l’opération) »Tuuquoise,a
Pge 034)
encer par moi, ont sans doute commis des erreurs Les historiens dévoilent aujourd hui que leur origine se Stuait au plus haut niveau de Etat, l’ dans le biais hexcusable tant de l’évaluation de la situation que des directives, Sur le terrain, mes marsouins, hes
Jes
ore un clen
On en cause dans le doCument.
ost encore prise, Eysce C
taines, mon eta
us cte de la situation et le
cie
cent une fdce plus Juste c la Stdation ct le
cvant le lait accomplt le reste du ocu
à la demande du ministére da Tangères, I’armée francaise laisse bel et bien les criminele
Parles
PP avons lait vato
de la commmission Duciett t militatrcs
La grande difficulté de faire toute la lumière sur l’action de la France ouligne le secret qui entoure encore sa politique alricaine et le lonc- ionnement des institutions de la V Republique, qui accorde au chef
u
w)Les ponsables politiques et militaires qut hoOus t
aupres de nos chels. f
le Zaire (‘actuelle Rénublique democratque du
rganisens TEtat ne
cnt pour tenter de reconquerir lC Kwanda. Après le son s soutien a ses allies en fuite, tant
de I’Etat et à son entourage le pouvoir de prendre. quasiment sans garde-fou, des décisions lourdes de consequences pour des populations t des pays entiers,
uénoci Une éthique de la direction politico-militaire es peralions de la rance F reste à inventer
ut nju
dém
s. Mais ce point
poilique, nous sont plus odieux que ne sont S ceux qui nous accusent de complicile de
Ou ils sOnt largeheht hcc
absent.
FRANÇOis GRANER.
le rapport Duclert donne l’impression de s ameter devant t ouvrir la voie à des poursules penales. Irois carac- ent dans la loi et la jurisprudcce tngallses, la notion
ueneral (2S) Patrice Sartre, commandant du regiment d’infanterie chars de marine (RICM) au sein ue T opération « Turquoise n, Le Monde, 30 mars 2021
acques Morel, La Frawy au caur du ge
le diei Fabis, Lauba- L Lspril lrappeur
pousses, et continuent de nous nciter, a delendre ce qui

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :